Vendredi 31 juillet 2009
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Dur dur de penser à vous fournir des infos, tout en bossant le jeu en parallèle. Si on ajoute à ça le fait que tout le monde part en vacances, sauf moi, et que de
toute façon je vais passer les miennes futures devant un écran de PC (encore), non seulement ça me fait écrire une phrase super longue, mais en plus ça ajoute une pointe de Monsieur Plus à ma
fatigue. Oui, plaignez-moi, allez, pitié. Rha.
Et pourtant ça avance ! Car j'aime avoir mal. Au moment où j'écris ces lignes, j'ai enfin bouclé un beau 3/4 du jeu et surtout, toute la partie mécanique qu'il va désormais me falloir
playtester. Cela me laisse en tout cas le champ libre pour boucler le morceau de background qui reste à écrire. Le planning est court, il ne le serait d'ailleurs pas tant si je ne devais pas
réaliser les illustrations également, mais je suis optimiste. A force, j'arrive à peu près à imaginer le temps qu'il me faut pour boucler des milliers de signes. Heureusement qu'entre WarsaW et
Kuro j'ai eu de l'échauffement aigu en début d'année car lorsque les muscles de l'écriture refroidissent, c'est un peu plus compliqué ce genre de bouclage en plein mois d'août. Mais bon, c'est
mon quatrième quasiment, donc je commence sérieusement à avoir envie de prendre mes vacances au moment où il n'y a ni Monde du Jeu, ni Ex-Gencon en vue.
Remarquez, j'ai bon espoir que le Monde du Jeu ait lieu directement au mois d'août l'année prochaine, histoire que la course à la deadline de Salon se raccourcisse encore plus. Un peu de
défi que diable !
Mais alors de quoi ça parle Sable Rouge exactement ? Tout cela prend place sur Nirgal, vision de ce qu'aurait pu être la planète Mars dans un lointain passé et...La petite introduction
du jeu devrait un peu vous éclairer... En attendant de revenir sur les personnages, leurs capacités et les mécanismes.
« Si vous regardez la vie entière de la planète, on… L'homme n'est là que depuis quelques clins d'œil. Donc, si l'infection nous élimine tous, c'est un
retour à la normalité. » - 28 Jours plus tard
J’aimerai bien te parler de cette fameuse prophétie qui raconte comment toi et ta troupe de héros allez sauver ce monde, vérolé de l’intérieur par des parasites
plus affamés qu’un écorché de Marineris. Le seul problème, c’est que nous ne sommes pas trop friands des contes pour enfants sur Nirgal. L’histoire nous a prouvé que les visions prophétiques ne
sont qu’un bon moyen pour démontrer à quel point le temps est implacable et le futur une fille de joie qu’on ne peut acheter.
Je me contenterai donc de te dire ceci : notre monde est condamné. Sa surface est devenue plus glaciale et aride qu’une poignée de sable rouge, asséchée par
une colonie souterraine qui pensait maîtriser sa destinée en créant une société parfaite. Une civilisation si puissante, à ce point ciselée comme un caillou précieux, que tous les individus ne
s’intégrant pas à cette impitoyable machinerie étaient condamnés à vivre en surface ou finissaient leur vie dans une pyramide de fer. Exilés dans les déserts glacés, au cœur de la pénurie, de la
faim, de la barbarie. Avec les bêtes.
Et pendant que nous tentions de survivre sous ce soleil trop lointain pour réchauffer nos maigres carcasses, que nous construisions les remparts de Forlorn ou
d’Argyre pour nous protéger des rongeurs d’os de Noctis, des Ohgrs de Gorgonum Chaos et des tempêtes de poussières, les peuples des profondeurs creusaient la terre à l’aide des machines
bâtisseuses. Ils s’emparaient de l’eau, se protégeaient du froid et des éléments. Ils utilisaient les visions des précognitifs pour créer de nouvelles armes sophistiquées, pour ériger des temples
de métal, pour construire des chemins de fer capables de traverser les canyons et pour concevoir une société où toute pensée nocive était proscrite.
Noyée dans les effluves de l’Encre, ce liquide capable de donner vie à la moindre parcelle d’imagination, la civilisation souterraine des Silicates vivait dans un
rêve permanent, à l’intérieur de villes nocturnes industrielles, avec pour idée que «la fin» qu’ils redoutaient tant n’arriverait jamais. Ils avaient tout fait pour que les cauchemars de leurs
médiums, voyant la planète disparaître dans un flot de sang, ne puissent se produire : asservissant des races, appauvrissant la surface, détruisant leurs opposants, soufflant toute trace de
rébellion, construisant des artefacts extraordinaires, maîtrisant la poudre et la vapeur, condamnant les plus réticents à l’exil, trompant les esprit par des hallucinations capables de
tuer.
Mais ils n’avaient pas prévu que la menace conduisant à notre éradication ne viendrait pas de nos entrailles, de propre notre sein, mais du ciel.
Lorsque la ruche des Pilleurs de Corps s’est abattue sur Argyre, elle a transformé la somptueuse citadelle en cratère fumant, soulevant de lourdes particules de
cendres et de sable glaçant. Et ce que contenait ce météore géant s’est rapidement immiscé dans les gigantesques galeries souterraines des Silicates, parasitant les êtres, transformant leur corps
et leur esprit en créatures difformes et avides de viande.
Lorsqu’une fourmilière en rencontre une autre, il ne se passe jamais rien de bon.
Voici notre monde tel qu’il est aujourd’hui : une surface terrifiante, un désert étrangement plus froid que la lame d’une épée, où la nuit est attendue avec
crainte, chaque pas sur le sable pouvant attirer vers soi l’attention des Pilleurs de Corps ; et juste en dessous, un univers des profondeurs gigantesque, futuriste, autrefois fastueux et
démesuré mais désormais vide, silencieux et inconnu. Un lieu où des batailles perdurent encore jusqu’au cœur ténébreux de la terre.
Le calme est revenu durant plusieurs années sur Nirgal, sans que nous sachions quel camp avait gagné. Silicates ? Pilleurs de Corps ? Détruits
mutuellement dans une monstrueuse sauvagerie ? Malheureusement, depuis peu, certains villages ont été de nouveau aspirés par le fond, des voyageurs ont disparu dans les sables
d’Amazonis et tout ce que nous avions construit ne tient désormais plus qu’à un mince fil de soie de l’Araignée Boréale, présidant à notre destinée.
Oui mon ami, j’aimerai vraiment te parler de cette fameuse prophétie qui raconte comment toi et ta troupe de héros allez sauver ce monde, vérolé de l’intérieur par
des parasites plus affamés qu’un écorché de Marineris. Mais on ne peut changer le futur, on peut juste l’attendre de pied ferme en serrant avec force la poignée de sa hache.
Reste à savoir si tu l’attendras la tête haute ou avec ton froc sur les genoux.
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