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WarsaW

Mardi 23 décembre 2008 2 23 12 2008 15:26


Parmi les projets auxquels je participe et qui devraient voir le jour en 2009, je vous propose de laisser la place à WarsaW. Ce jeu de rôles, signé Julien « Wyatt Scurlock » Heylbroeck est une uchronie industrial-pulp qui part du principe que la Première Guerre Mondiale ne s’est jamais arrêtée. Les joueurs y incarnent des « occupants » d’une ville meurtrie, axe central du conflit opposant les deux blocs principaux : Varsovie. Un univers au doux parfum de poudre, de savoirs oubliés, de zeppelins, de technologies pionnières et de grosses brutes zombifiées (au sens propre du terme – là, le geek standard trépigne d’impatience normalement).

 

Julien m’a demandé d’intervenir dans son jeu sur deux points particuliers : le « moteur » et les illustrations (aux côtés des séduisants et talentueux Matthias Haddad et Anthony « Yno » Combrexelle). Et du coup, plutôt que de me contenter de teasers comme à mon habitude, j’ai opté cette fois-ci pour un vrai making-of. Au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore la moindre idée de ce que cela va donner au final mais le but est vraiment de vous montrer les coulisses de cette création, avec évidemment son lot d’images et de textes d’ambiance. Avant d’aller plus loin, je rassure tout de suite le lecteur le plus exigeant : ne vous attendez pas à découvrir qu’on crée un jeu de rôles comme une œuvre d’Art, cela reste et sera toujours un exercice purement ludique, souvent contraignant, et ce making-of n’a pas d’autre prétention que de montrer un peu cet aspect que je n’ai jamais vraiment abordé sur ce blog. Autrement dit, à la bonne franquette quoi.

Ce making-of sera divisé en plusieurs parties, à l’aide d’articles mis à jour au fil de la conception du jeu, WarsaW n’étant pas encore terminé au jour d’aujourd’hui.

 

Sur ce, par quoi commencer ? Par le début c’est déjà bien, en plus c’est super trépidant vous allez voir. J’ai fait la connaissance de Julien vers 2004, par le biais d’une connaissance commune et d’une trilogie Star Wars. Ce serait un peu long à expliquer donc allons directement aux faits. A cette époque il cogitait déjà à WarsaW, le petit milieu du jeu de rôles étant souvent constitué de ces univers qui paraissent parfois sortis de nulle part alors qu’ils existent depuis fort longtemps dans l’imaginaire de leur créateur. Or donc, durant notre premier resto ensemble (notez la référence façon vieux couple), nous en sommes venus à parler de ce jeu et moi, en vieille tronche que je suis, à brainstormer immédiatement sur un des éléments de ce setting accrocheur. Quelques mois plus tard, nous nous retrouvions dans un garage de La Rochelle en compagnie d’éminences grises toulousaines afin d’effectuer un premier playtest (si j’aimais raconter des anecdotes, je pourrai dire que Julien avait déjà casé son univers subrepticement et bien avant durant une habile partie de Dédale) dont mon personnage fut le héros principal. Cherchez pas, je suis toujours le mec qui s’en sort dans ses scénars, là encore y’a de la passion cachée je pense.

La partie se déroula fort bien, Julien posant les bases de son univers gris et froid, mais force fut de reconnaître que son système réalisé un peu dans l’urgence ne collait pas vraiment à ce qu’il souhaitait (de son propre aveu). Ce qu’il fallait à WarsaW, c’était une touche de réalisme, de fragilité, mais également la dose de tension nécessaire à tout environnement où la survie est le maître mot. C’est sur cette base que j’allais commencer à cogiter…

 

 

Au prochain épisode, vous découvrirez :

 

- Comment les forums peuvent vous faire modifier votre univers.

 

- Comment imaginer un système pour WarsaW en réfléchissant à un autre jeu sans aucun rapport.

 

 



 

Par Brain.Salad
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 01 2009 15:14

On publie rarement à 100% l’univers qu’on a imaginé, c’est un fait. Et parfois fort heureusement d’ailleurs (ou pas). Au détour des rencontres et des conversations, certains points, certains avis, peuvent vous amener à chambouler tout un pan de votre jeu, de votre système, voire même de votre façon d’appréhender le background que vous êtes en train d’écrire à la sueur de votre petit front. Au début des années 2000, l’ère était aux jeux de rôles amateurs (ou jdras) qui fleurissaient sur le net et possédaient même leur propre convention. Avant même d’avoir imaginé publier WarsaW sous un format pro, notre ami Julien espérait au moins pouvoir en avoir quelques exemplaires papiers à la manière du Lab.01… Et au pire, au moins un exemplaire relié tout seul pour lui, histoire d’occuper ses longues soirées d’hiver à renifler la délicate odeur du papier en se malaxant les lobes.

Evidemment, dans cette période d’émulation rôliste, on trouvait sur de nombreux forums quantité de créateurs prêts à présenter leurs œuvres, à en discuter, pour ensuite les livrer à la face du monde. Et parfois, aussi, on trouvait de gros emmerdeurs comme des années de pratiques de ces bars à dialogues de sourds virtuels me l’ont appris.

 

Initialement, l’origine de la guerre sans fin ayant donné naissance à l’univers de WarsaW n’était autre que la Seconde Guerre Mondiale.  Un conflit un peu plus proche de notre époque, mais aussi plus difficile à présenter en jeu de rôles, du fait des exactions du IIIème Reich et de cette violente odeur de vomi qui s’en dégage. Une période également, et paradoxalement, propice à des images d’Epinal pulp comme Indiana Jones ou Hellboy combattant les nazis (avec ou sans dinosaures et gorilles qui parlent).

C’est donc avec tout ceci en tête, après avoir lu quantité de bouquins sur le sujet (au point d’en être quasiment dégoûté - ça vaut pas un bon Brigades des Moeurs faut dire) que Julien présenta son projet sur le forum de l’ezine Jeux d’Ombres. Immédiatement après les premiers retours positifs, voyant essentiellement l’aspect industriel et sombre de ce jeu de guerre et de résistances, les premières critiques fusèrent, accusant ce background de glorifier l’ordre viril et totalitaire. Bref, tire-toi de là espèce de skinhead, c’est rien que pour les fachos ton jeu ! Mickey nazi ! Godwin points fort mama !

Ceux qui connaissent l’auteur de WarsaW et ses « légers » penchants pour la pensée opposée, en rient encore. En gros on a obtenu la même chose en laboratoire en accusant Barbapapa d’inciter les enfants au meurtre. Effet garanti.

Toujours est-il qu’il ne fut pas déçu du voyage, lui qui était justement venu exposer son univers avec prudence, en se posant justement de nombreuses questions sur la manière de traiter certains pans de cette douloureuse histoire (fallait-il en parler, ne pas les aborder ?). Il décida donc, afin d’éviter d’être assimilé à tout et n’importe quoi (et de recevoir des invitations gratuites pour le dernier spectacle de Dieudonné) de placer le départ de son uchronie en 1914. La Grande Guerre n’en était pas moins terrifiante, destructrice, mais elle permettait de jouer un peu plus sur certains aspects rétro et de s’éloigner gentiment du petit gars à moustache. Finalement, il s’avérait que c’était un bien meilleur choix, surtout qu’on pouvait coller encore plus de biplans ! Ah et puis des singes nazis aussi ! Ah non, merde.

De nombreux mois après la partie test dont je vous ai parlé la dernière fois (cf. Partie 1 du MOF), WarsaW avait été un peu mis de côté pour bosser sur différents jeux dont Humanydyne et Kuro. Il y a toujours un temps pour les boulots immédiats et pour ceux à long terme. Ouais je sais, c’est trop injuste. Pourtant le système de WarsaW finit par se faire un chemin dans mon esprit, sans trop le vouloir, tandis que je cogitais durant une période de calme à un univers sans aucun rapport : EDEN. Ce jdr qui est toujours dans les cartons au jour d’aujourd’hui  proposait un environnement dur, hostile, plutôt futuriste et rapidement je pris des notes sur un système prenant en compte le stress, l’adrénaline et l’épuisement. Des mécanismes permettant de ressentir la tension d’une situation, à la manière de certains films de survival-horror, mais laissant également la place à des retournements de situation sauvages, des actes héroïques permettant au héros couvert de sang de prendre la hache pour exploser le mutant de la colline à des yeux. Enfin... Vous voyez.

L’idée était de proposer un système violent, mais pas excessivement mortel, bref pas du genre à terrasser du tétanos un personnage s’étant assis malencontreusement sur un clou rouillé. En l’espace d’une journée, le gros de ce système était écrit et lorsque Julien me contacta de nouveau à propos de WarsaW, le lien avec ce prototype de moteur conçu pour EDEN fit tilt dans ma tête comme une chanson Corynne Charby. Alors que j’avais envisagé durant une longue période d’adapter le XdX (celui d’Humanydyne) pour WarsaW, notamment pour prendre en compte les différentes « carrières très spéciales » présentes dans le jeu, ce système « survival » s’avérait être sans doute un bien meilleur choix. Plus carré, pas freeform, très ancré dans son univers.


Un choix qui allait tout de même me plonger dans une fort longue rédaction… Qu’est ce qu’on ferait pas pour un skinhead.

 

 

Au prochain épisode :

 

- Ambiance et visuel !

   

 

 

Par Brain.Salad
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 01 2009 13:56
Continuons notre découverte de l'univers de WarsaW, à l'aide d'un texte signé Cédric "Oxymore" Burgaud et une illustration de Matthias Haddad, tirée du jeu.


La section Hollerbach


"Cela fait trois semaines que nous tentons de reprendre l'usine aux Allemands et à chaque assaut (deux par jours) les pertes s'accumulent sans que les renforts arrivent. Olaf a pris une balle dans la nuque alors que nous courions vers les trous que nous avions creusés la veille. Il est mort sans souffrir, ce que nous espérons tous finalement. Nous ne rentrerons pas chez nous. Jour après jour cela devient une certitude. Ce matin encore, nous avons subi le pilonnage des mortiers allemands en nous terrant comme des animaux effrayés par un orage.


Stanislas y a laissé une jambe. Il hurlait comme un diable. Les hurlements, tellement quotidiens et familiers. Cela fait bien longtemps qu'ils accompagnent les pilonnages. Doigts, bras, jambes, têtes. Les obus ne font pas de différences. Ils tombent. Simplement. Indifférents. Emportant nos camarades. Je me rends compte que je ne sais même pas d'où vient Stanislas. On l'envoie en arrière. A l'hôpital. Dans le meilleur des cas, il mourra. Dans le pire, il reviendra avec une nouvelle jambe. Peut-être dans cette nouvelle armée d'élite dont on ne sait pratiquement rien. Les Stakhanov qu'ils les appellent. Drôle de nom. Je préférerais finir dans un trou avec une balle dans la tête.


A trois heures cinq, un nouvel assaut va être donné. L'Est de la position ennemie semble affaiblie. Les mortiers vont entrer en action, les mitrailleurs vont nous couvrir puis ce sera la charge. Deux cents mètres à découvert. Deux terrains de football. Une éternité. Si je m'en sors, je ferrai tout pour quitter cet enfer, quitte à prendre une balle dans le dos de mon propre lieutenant."


Hollerbach parcourut la lettre d'un bout à l'autre. Elle était en finnois. Incroyable ! Il en avait entendu parler mais pensait que c'était encore un de ces nombreux ragots qui courent sur le front pour décourager l'ennemi. Ainsi, des finlandais avaient été recrutés et participaient à l'effort de guerre russe. De la chair à canon pour la Mère Russie et le Moustachu.


Le sergent regarda le corps à ses pieds. Le soldat n'avait pas plus de vingt ans. Les cheveux blonds sous la saleté des tranchées et les yeux clairs. Il avait surgi d'un seul coup, entre les sacs de sable et ils avaient tiré en même temps, par réflexe. La balle du Finlandais s'était fichée dans le mur de béton alors que celle de l'Allemand avait perforé son poumon. Il n'était pas mort sur le coup. Il avait regardé Hollerbach après s'être effondré contre le mur, ne constituant plus aucun danger car ses bras n'avaient plus la force de soulever son fusil. Lorsqu'il respirait, un sifflement désagréable l'accompagnait. Il essaya de parler. Du sang coula de la commissure de ses lèvres. Il fit un geste du menton vers son manteau. Hollerbach s'était approché, peiné. Il n'avait plus en face de lui un ennemi mais un homme en train de mourir. Il se pencha et sortit un paquet de cigarettes de la poche que désignait le mourrant.

La lettre était pliée à l'intérieur du paquet. Hollerbach alluma une cigarette et la donna à l'homme. Il voulut lui parler mais ne trouva de force que pour prendre une bouffée. Ses yeux se firent vitreux, sa tête pencha, la cigarette tomba dans la boue.


Autour de lui, la section d'Hollerbach se réunit. Steiner, Diekker, Wallernacht, Shaffer, Kunster, Müllburg, Dienst, Rörgen. Huit hommes. Sales, mal rasés, les yeux hagards, les traits marqués. Ils avaient repoussé l'assaut tant bien que mal. Pas de blessés ni de morts de leur côté. Seul ce soldat qui était passé entre les balles des mitrailleuses.


Le chef de section Kiefer surgit en beuglant.


- Qu'est-ce que c'est que ce foutoir ? Tous à vos postes ! Ils pourraient revenir.


- Je ne pense pas, répondit Hollerbach calmement. Est-ce qu'au moins vous avez jeté un œil hors de votre campement pour regarder leurs pertes ?


- Comment ? Qu'avez-vous dit, sergent ?


- J'ai horreur de me répéter mais je vais le faire pour vous. Leurs pertes sont trop nombreuses pour qu'ils envisagent un nouvel assaut avant demain.


 La mâchoire du chef de section se contracta.


- Ecoutez-moi bien, sergent, dit-il entre ses dents à quelques centimètres du visage d'Hollerbach. La prochaine fois que vous manquez de respect à mon égard, je vous casse. Compris ?


 Hollerbach lui adressa un regard méprisant sans répondre.


- Et vous autres ? interrogea Kiefer. Qui regardez-vous ? Que faîtes vous encore là ? Allez ! Bougez-moi vos sales culs et reprenez vos postes ! Tout de suite !

            Les soldats s'éloignèrent en maugréant. Le chef de section aperçut le corps du soldat ennemi.


- Et ça ? Ça n'a rien à faire là. Foutez-moi ce cadavre de merdeux dehors. Maintenant !

            C'en fut assez pour le sergent. Lentement, il redressa son fusil en direction du chef de section qui lui tournait le dos. Les soldats le virent faire sans réagir.


- Lieutenant ! héla-t-il.


Il attendit que le chef de section Kiefer lui fasse face avant d'ajouter :


- C'est vous le merdeux !


Le coup claqua. Le chef de section bascula, les yeux encore écarquillés d'effroi et de surprise. Personne n'osa bouger pendant quelques minutes. Le calme surnaturel qui régnait maintenant était plus inquiétant que tout.


Un sifflement caractéristique se fit soudainement entendre. Chacun savait à quoi il correspondait et l'instinct de survie reprit le dessus sur l'immobilisme. Les soldats se tapirent comme ils purent, attendant que le déluge d'obus cesse. Lorsqu'ils se relevèrent, à la place du lieutenant, il n'y avait plus qu'un trou.


- Dommage. Je lui aurais bien craché dessus.


C'était Steiner. Le plus ancien soldat après Hollerbach et sans aucun doute, un officier de valeur si le chef de section avait bien voulu le reconnaître.

 Le sergent fit le tour de ses hommes. Il les connaissait depuis plus de trois mois ; il avait confiance en eux.


- Ok. Je sais que vous ne direz rien et que cette bombe tombée du ciel - sans mauvais jeu de mot - couvre l'acte de trahison que je viens de commettre. Pas de corps, pas de peloton d'exécution. Je ne crains rien. Mais je vais quand même déserter. Non parce que j'éprouve du regret et de la honte pour ce que je viens de faire, mais parce que j'en ai assez de suivre les ordres d'incapables et de peureux. Quitte à mourir, autant que ce soit en homme et non en soldat.


 Un silence suivit cette déclaration. Dienst fut le premier à réagir.


- Je suis avec toi. Merde à cette merde !


L'un après l'autre, les soldats affirmèrent leur soutien à leur sergent.


- Merci les gars. Au boulot ! Enterrons d'abord ce malheureux. Après, je vous parlerai de mon projet.


Le soir même, la section entière du sergent Hollerbach, soit neuf hommes, disparurent du front. Le lendemain, neuf autres soldats prirent leur place. Le front continuait, quoi qu'il arrive.




Par Brain.Salad
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Jeudi 12 février 2009 4 12 02 2009 16:56

Oh bon sang, un petit créneau dans ce planning de fou, profitons-en !

La deadline de WarsaW approche et les choses s'accélèrent logiquement. C'est le moment le plus tendu, mais également le plus passionnant. Je fonctionne assez bien sous la pression. Je peux même dire que j'aime faire  20000 trucs à la fois avec une date qui s'approche, ça me donne toujours la sensation que tout ce boulot touche enfin à sa fin, que tout cela va finalement devenir concret avec du joli papier qui sent bon. Certainement un contre-coup de toutes ces casseroles et autres projets qui traînent sans fin pour ne pas aboutir.

De mon côté,  je suis presque parvenu à la ligne d'arrivée mais il me reste encore quelques menus travaux. Comme je vous l'ai expliqué dans les parties du MOF précédentes, j'ai passé le début 2008 à poser calmement les bases du système de WarsaW. Pour cela je me suis basé sur de vieilles idées pour un autre jeu, mais surtout sur les souhaits de Julien que j'ai questionné (amicalement) afin qu'on tombe bien d'accord. De ces échanges fructueux est sorti une sorte de "digest" :  un document d'une trentaine de pages, qui lui a permis de faire un premier playtest cet été et à Emmanuel Gharbi (un des éminents John Doe) de me faire un retour après lecture. De quoi peaufiner la chose et me lancer à corps perdu (ou presque) dans son écriture "au propre". 

Et ce fut long. Il faut vous avouer que WarsaW est sans aucun doute le système le plus épais que j'ai été amené à bosser, du moins sans sidekick (vu que pour le coup, c'est moi le sidekick). Pourquoi ? WarsaW n'est pas un système complexe ou ultra détaillé mais il posséde un certain nombre de particularités. En premier lieu, les joueurs ne se contentent pas de créer un seul personnage. Ils doivent également -et surtout- créer leur faction, leur groupe, le groupuscule les unissant au coeur de l'ancienne ville meurtrie de Varsovie. Cette faction est très libre et les joueurs peuvent lui donner les objectifs qu'ils désirent : résistance ? contrebande ? terrorisme ? recherches pionnières ? 
La création de personnage est directement imbriquée à la faction, chaque joueur apportant des avantages à son groupe selon sa carrière, mais également à l'aide des points de création qu'il veut bien offrir. Lieu, possessions, rations, munitions... sont autant de paramètres à choisir pendant la conception de la faction. Et croyez-moi, il est toujours utile de filer quelques petits points à la faction pour espérer avoir des balles suffisantes pour se battre !

Ensuite, il y a des types de personnages très spéciaux. Dont on peut même dire qu'ils possèdent des pouvoirs surhumains : capacités mentales Uberm, soldat zombi Stakhanov, cobaye d'expérience Assilki... Autant de personnages très typés auxquels il fallait consacrer des règles spéciales pour permettre au joueur de les créer et au MJ de les gérer.

Au final, le tout atteint les 250 000 signes, soit un joli fichier de 100 pages Word. Livré clefs en main il y a quelques semaines de cela. Ouf !

Mais ce n'est pas fini pour autant. Après avoir réalisé la couverture, je suis désormais en train de boucler les illustrations qui me reviennent, pendant que Matthias en fait autant de son côté (et ça en jette les siennes, moi je fais juste des hippopotames nains de toute manière). 8 de déjà réalisées sur les 10. Quelques portraits qui restent à faire, ainsi qu'une carte de la ville dont le brouillon vient de me parvenir aujourd'hui même par la Poste, réalisée par les petits doigts boudinés de l'auteur. C'est-y pas mignon ?

Allez, on y est presque, courage. Tout de suite après ce post, je vous propose de reprendre une bouffée d'ambiance signée Cédric Burgaud, avec un petit ensemble d'illustrations de ma composition. Qu'en dîtes-vous ?

Et puisque vous m'êtes sympathiques, je colle ici même un exemple de personnage réalisé par Wyatt et déposé sur le forum d'Antonio Bay :

***

EBERHARD ZIEBIESKI

Eberhard Ziebieski est le fils d’un Polonais prisonnier du conflit et d’une sniper soviétique ayant déserté. Il a été élevé dans le sud de la ville, dans des faubourgs relativement épargnés par les affrontements. Il perd très tôt son père, à l’âge de 8 ans, quand ce dernier est tué alors qu’il tentait d’aller chercher des bidons d’essence pour la faction qu’avaient rejoint ses parents. En effet, marxistes convaincus, les parents d’Eberhard s’étaient engagées dans la faction « Libération Rouge ».
Il est alors élevé par sa mère, dans une sorte d’orthodoxie politique extrême, à la limite du conditionnement, qu’il fuit dès son adolescence. Profondément cynique envers la politique et le militantisme, il rejette alors en bloc ce qu’il estime être une tentative de formatage. Constatant chaque jour les dégâts qu’occasionnent les idéologies sur les vies humaines, il décide dès lors de n’œuvre que pour lui même. Il s’engage très vite dans un groupe de mercenaires qui sont chargés de protéger des cargaisons issues de transaction illégales et autres marchés noirs. Il gravit rapidement les échelons, jusqu’à commander une petite troupe.

C’est durant l’une de ces missions que sa troupe est attaquée par une colonne Stakhanov. Ses hommes sont massacrés en quelques secondes. Lui même s’attend à être abattu mais contre toute attente il est seulement capturé. Le commissaire à la tête de la colonne avait en effet des ordres précis car leur cargaison était constituée de plans secrets du NeuReich. Interrogé pendant des jours, Ziebieski doit livrer le nom de ses commanditaires et finit par craquer le 5ème jour. Il est alors accusé de déviationnisme bourgeois et de haute trahison car on lui reproche de ne pas avoir livré de suite ces plans aux autorités soviétiques en charge du secteur où il vivait mais d’avoir tenté de les monnayer à des investisseurs privés. La sentence du tribunal militaire du peuple est irrévocable. Il est condamné à servir 25 ans au sein de l’armée rouge libératrice de WarsaW.

Il est alors muté au sein de la 18ème Brigade Askenovitch. Ziebieski découvre avec horreur qu’il s’agit d’une brigade d’Asselki, spécialisés et optimisés dans la neutralisation de QG ennemis. Tous sont pourvus d’innovations pionnières destinées à renforcer leurs capacités à investir des positions ennemies et à les conquérir ou les détruire. Une véritable galerie de monstres aux corps profanés et déformés par des prothèses rouillées.
Durant d’interminables mois de douleur absolue, de torture et d’horreur, Ziebieski est « modifié ».
Entravé sur une paillasse, ses yeux lui sont retirés et remplacés par des globes emplis d’un liquide vert clair dont les connexions nerveuses sont implantées loin dans son cerveau. Sa bouche, son nez lui sont retirés et remplacés par une plaque d’acier toute droite munie de quelques filtres et d’une grille d’aération. Sa trachée est percée d’une bouche métallique munie de pompes aspirant et filtrant l’air.
Contre toute attente, comme moins de 15% des cobayes, il survit. Durant ces immondes expérimentations il fait la connaissance de Heyrrisborg, un uberm passé dans le camp soviétique qui fait profiter son nouveau camp de ses étranges capacités de fusion chair-métal. L’Uberm, sadique patenté, redouble d’ardeur pour réussir les greffes sur Ziebieski…

Ziebieski met des mois à récupérer des mutilations qu’il a subi et tente plusieurs fois de mettre fin à ses jours, rendu fou par la douleur, les traitements et le fait d’avoir été totalement dépossédé de son viage, de son identité, car il est entièrement défiguré (au sens propre).
Sa convalescence terminée et après une « rééducation pionnière libératrice» il est alors intégré dans la 18ème Brigade où il fait la connaissance de ses compagnons d’armes.

Il mène à bien plusieurs missions. Ses nouvelles capacités lui permettent de se rapprocher au maximum de la position à conquérir, de jeter des grenades à gaz aux endroits stratégiques et de rentrer dans le nuage semer la mort avant de faire signe à ses compagnons de le rejoindre pour terminer le travail.
Etroitement surveillé, Ziebieski sait qu’il n’aura droit qu’à une seule tentative d’évasion. Il le fait en retournant ses nouvelles capacités contre ses nouveaux maîtres. S’équipant de plusieurs grenades à gaz extrêmement puissantes, de celles qu’on utilise pour neutraliser les troupes équipées de masques à gaz, il se rend dans son propre QG et les déclenche toutes. Debout au milieu des hommes dont le visage et les poumons sont en train de fondre, il contemple son œuvre un moment avant de prendre la fuite et d’errer dans la ville en ruines.

Il vivote alors dans le quartier de Nord Praga avant de rejoindre la Brigade Bułak-Bałachowicz qu’il a rencontré après avoir sympathisé avec Igor, un Kammienny Czytelnik*, une des rares personnes à ne pas l’avoir repoussé après avoir vu son visage aux yeux de globes de verre et le crane partiellement recouvert de plaques de fer rivetés. Polonais par son père, il est accepté dans la faction nationaliste. Ses capacités à supporter quasiment tous les gaz toxiques le rendent précieux pour l’équipe.


EBERHARD ZIEBIESKI

Carrière: Assilki

Caractéristiques:

Force 3
Constitution 5
Esprit 2
Résistance mentale 3
Agilité 3
Perception 3 (+2D6 en visuelle)
Interaction 1

Réserves:

Stress: 0
Adrénaline: 0

Seuils:

Nombre d'actions: 2
Poids maximum: 60 kg
Déplacement: 30m
Seuil de démence: 9
Seuil de jugement: 7

seuil de blessures:
Compteur général: 52
Seuil 1 - 8
Seuil 2 - 16
Seuil 3 - 24
Seuil 4 - 32
Seuil 5 - 40
Seuil 6 - 48
Seuil 7 - 52

Fragilités:

1) Saleté : 3
2) Instruments médicaux: 3
3) Être entravé: 3

Connaissances et spécialités:
Armes de poing 2
Armes d'épaule 1
Infiltration 1
Pilotage 1
Artillerie 1
explosifs 2
couteau 1
grenade à main 2
systema 2
ramper 2
torture 1

Pack de vécu:
Mercenaire

Saturation: 5

Greffes:

Greffe sensitive: lunettes de visée (globes de vision)

Greffe respiratoire: Grilles filtrantes

Faction:

Eberhard amène 6 points de création à la faction et les modifications suivantes:
+1 troupes
+1 ressources

Par Brain.Salad
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Dimanche 22 février 2009 7 22 02 2009 15:48
Mon travail d'illustration pour WarsaW touchant à sa fin, j'en profite pour vous montrer un petit puzzle de quelques uns de mes travaux pour le jeu.  Ces illustrations ont été réalisées ces derniers mois, en parallèle de l'écriture du système ou d'autres boulots pour le jdr. L'univers de WarsaW est très riche visuellement, entre les bâtiments, les véhicules, les types de personnages, les ruines... En tout cas, je me suis bien amusé, autant que pour réaliser les couloirs désertés de l'asile de Patient 13. Et j'espère pouvoir vous montrer la couverture dès que possible, en espèrant qu'elle vous plaira.

Par Brain.Salad
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 03 2009 15:52
Une nouvelle signée Cédric Burgaud.

Un Uberm peut en cacher un autre

 

            Les Russes étaient retranchés dans l'entrepôt et balayaient l'accès avec de grosses mitrailleuses. La première tentative des Allemands s'était achevée par un cuisant échec lorsque le dernier homme avait été fauché à trente mètres du but. Trois sections complètes y étaient passées. La dernière section encore entière attendait dans une ancienne auberge face à l'entrepôt.

Les renforts qui arrivèrent au matin ne comprenaient qu’une seule voiture. Deux hommes jeunes, casquette noire vissée sur la tête, visage pâle, imperméable impeccable serré à la ceinture, bottes craquantes, descendirent de l'arrière. L'officier de liaison fit les présentations.

- Feldwebel Klingelhöfer, voici le Schmelzen Schunemann et le Schicksalsucher Paulsen qui sont… Euh, Schicksalsucher, vous ne devriez pas… Ils ont des tireurs d'élite et…  

            Le Schicksalsucher fit comme s'il n'avait rien entendu. Il sortit à découvert et se tint dans la lumière diffuse de la matinée. Un coup claqua. La balle frappa le sol à gauche du soldat.


- Très bien, fit le soldat. Feldwebel, préparez vos hommes pour un nouvel assaut.

            Le sergent-chef ouvrit de grands yeux et protesta :


- Mais nous ne sommes plus qu’une poignée !

- C'est bien suffisant ! Nous chargeons dans cinq minutes !

            Le ton tranchant ne laissait pas de recours. Les hommes furent réunis dans le temps impartit. Chaque soldat avait une mitraillette standard et trois « presse-purées », des grenades qui explosaient lors de l’impact.


- Très bien ! On y va ! Allez !

            En hurlant pour se donner du courage, le Feldwebel Klingelhöfer guida la charge. Les deux mitrailleuses mises en batterie crachèrent leurs projectiles de mort.


- Suis-moi ! fit le Schicksalsucher à son compagnon.


            Avec l'assurance de quelqu'un qui marche naturellement dans la rue, le soldat guida le Schmelzen Schunemann. Les balles semblaient les éviter comme s'ils étaient protégés par une puissance divine.

            Les mitrailleuses remplirent leur office ; aucun soldat ne passa, excepté les deux hommes en cuir qui lancèrent aussitôt quelques grenades par les fenêtres éclatées avant de pénétrer par celles-ci une fois passée le souffle des explosions. Préférant le corps à corps, le Schmelzen Schunemann se rua sur les soldats encore en vie alors que le Schickalsucher Paulsen arrosait le tout de sa mitrailleuse. Lorsque le calme revint, les deux hommes se regardèrent et sourirent, satisfait de leur attaque.

            Le seul rescapé Russe de cette attaque dira plus tard que ces deux hommes étaient des monstres, insensibles aux balles et aux éclats d’obus qui hérissaient leurs corps.

Par Brain.Salad
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Samedi 28 mars 2009 6 28 03 2009 17:38
Une nouvelle par Cédric Burgaud.


Larmes

 

            Il y avait du monde ce jour-là, à l'intersection de la rue du puit et de la rue de l'étang, dans le quartier nord-est de Warsaw. Toute cette agitation était inhabituelle, surtout à cette heure de la journée si bien que la foule grandissait de minute en minute. Au milieu, Alexis Prokofievitch Melikov, vêtu d'un grand lainage détendu, les cheveux légèrement dénoués, haranguait la foule avec de grands gestes.


- Entendez-vous cela mes amis ? Entendez-vous les paroles de cette femme ? Un humain ? C'est un humain ? Allons, tout le monde voit bien qu'il s'agit d'un monstre. Un de ces monstres bannis par les Géants. Alors, oui, il a été un humain. Mais dans une autre vie. Regardez-le bien ! Regardez-le ! Et dîtes-moi s'il ne s'agit pas d'une créature du mal.

            Suite à la mort de Lev Vasileevitch Knippov, Alexis Melikov, le plus âgé des hommes du quartier, présidait le conseil des sages. Son visage creusé par les privations et la grisaille tenace de la ville en paraissait soixante alors qu'il n'approchait que de la quarantaine.

            Face à lui, au milieu de la foule également, Tatiana Vadimovna Berymenski lui tenait tête et protégeait une créature humanoïde de taille moyenne.


- Regardez-le bien ! continuait Melikov. Comment un humain pourrait-il encore être en vie avec ce bras en décomposition ? Comment pourrait-il supporter ce fardeau métallique qu'il porte sur son dos ? Et cette odeur ! Ce ne peut être que l'odeur de l'enfer elle-même.


            La plupart des têtes hochèrent à cette affirmation et reculèrent devant l'horreur qui se tenait devant eux. L'humanoïde avait le teint blafard, la peau gris noir et les yeux ternes. Un système de pompe, placé sur dos, cliquetait lorsqu'il bougeait et injectait dans des tubes en plastique un liquide noirâtre.


- Oui ! Oui ! fit alors Tatiana Berymenski. Regardez-le bien. Et vous verrez qu'il ne peut s'agir d'un démon. Vous verrez combien ses gestes et ses attitudes sont humains. Regardez comme il a peur ; il ressemble à un enfant qui ne comprend pas pourquoi on le grogne.


            Tatiana Vadimovna Berymenski était une jeune femme d'une vingtaine d'année, intelligente et agile. La longue robe bouffante qu'elle portait était nouée à la taille par une ceinture qu'elle avait confectionnée avec ses propres cheveux. Un gros sac de toile se ballottait alors qu'elle défendait véhément la créature bipède.


- C'est un humain, un homme. J'ai ici la preuve de ce que j'avance. Un journal qui décrit comment cet homme s'est retrouvé dans cet état. Il s'agit d'une expérience des…


- Ineptie ! s'écria alors Alexis Melikov. Tout le monde voit qu'il s'agit d'un de ces Croque-mitaines dont parle l'Histoire.


- L'Histoire ?!


- Parfaitement. Tout le monde sait que les Géants les ont puni pour les avoir défié. A cause de lui, là, et de ses frères, voilà où nous devons vivre. Dans cette ville déchue.


- L'Histoire n'est qu'un ramassis de fadaises et de délires. J'ai trouvé des livres qui parlent…


- Des livres !? Elle a trouvé des livres ! Voyez-vous ça ! Et comment ? Où ? Tu as pactisé avec l'Enfer également. Les stigmates de ta trahison envers les hommes ne sont pas encore apparus mais cela ne saurait tarder, Tatiana Vadimovna. Toi aussi, tu es corrompue.


            Autour d'eux, la foule se fit plus pressante. Alexis Melikov avait pris le dessus et comptait bien enfoncer le clou.


- Seul un sacrifice peut te libérer de ton joug et faire revenir les Géants.

            Alexis Melikov avait insisté sur le dernier mot pour se faire entendre de la foule qui abondait dans son sens.


- A mort ! entendit-on. A mort le croque-mitaine et sa succube. A mort ! A mort !

            Des mains vinrent soulever Tatiana Vadimovna Berymenski et l'humanoïde. Apeuré, celui-ci chercha à se défendre avec son bras valide et ses jambes. Plusieurs personnes chutèrent sous ses coups, bien plus violents qu'un homme ne pourrait le faire.


- Arrêtez-le ! hurla Melikov. Arrachez-lui cette machine qui lui donne toute sa force !


            Plusieurs mains cherchèrent à saisir les tuyaux qui reliaient l'étrange machinerie aux membres du bipède mais celui-ci ne se laissait pas faire et tenait les hommes à distance. Un coup de feu claqua soudainement. Une gerbe de liquide noir arrosa plusieurs visages surpris et épouvantés. Un deuxième coup puis un troisième s'enchaînèrent. Les balles atteignirent l'humanoïde à l'épaule et à la poitrine. Pourtant, celui-ci resta debout et sembla très peu affecté par le plomb qu'il venait de recevoir. Fou de rage, il se détourna de la foule immobile, se rua vers Alexis Prokofievitch Melikov, l'auteur des coups de feu et le saisit à la gorge.


- Immonde créature, fit le sage, d'une voix éraillée. Retourne d'où tu viens.


            Avec ses ultimes forces, Alexis Melikov souleva son arme et vida le barillet lorsque le canon se trouva à hauteur de la machinerie diabolique. Deux balles ricochèrent sur le métal et se perdirent dans la foule. La troisième heurta, par contre, une soupape qui explosa, libérant le liquide noir en un gros flot bourbeux. Sous le choc, l'humanoïde s'affaissa et fut rapidement maîtrisé.


            Quelques instants plus tard, deux croix de pierres se dressèrent au croisement de la rue du puit et de la rue de l'étang. Tatiana Vadimovna Berymenski mit trois jours pour mourir ; l'humanoïde mit plus longtemps. Lorsqu'il fut descendu, on constata qu'il avait pleuré.


Etrange. N'était-ce pas humain ?

 

Par Brain.Salad
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Ma vie, mon string :

 


J'ai un problème : je ne sais pas pour quoi je suis fait. Illustrations, écriture, scénarisation... j'ai du mal à me décider. Alors j'ai trouvé un support rassemblant tout ça : les jeux de rôles. Mais là encore, le chemin est long jusqu'à la gloire et la fortune, surtout lorsqu'on a des problèmes de boyaux de la tête qui vous filent une nouvelle idée saugrenue toutes les cinq minutes.

En attendant du chaud, du moite et de l'inédit sur ce blog rôliste, vous pouvez trouver tout ce que j'ai déjà réalisé ici :
http://www.brainsalad.fr.st/

Willy Favre/Brain.Salad


JEUX DE ROLES ET SUPPLEMENTS AUXQUELS J'AI PARTICIPE (ENTRE AUTRES...) :


Humanydyne - 7ème Cercle - Auteur et illustrateur


Les Nouveaux Russes - 7ème Cercle - Auteur et illustrateur


Brain Soda 2 - Oriflam - Auteur et illustrateur


Kuro - 7ème Cercle - Auteur


Makkura - 7ème Cercle - Auteur


Tensei - 7ème Cercle - Auteur


WarsaW - John Doe - Auteur et illustrateur


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