Et voilà, comme chaque année, je fais de jolis plans sur la comète, je réfléchis à tout ce que je vais pouvoir faire pendant mes trois semaines de vacances, au boulot que je vais rattraper, aux trucs que j'ai promis depuis une plombe... Et comme d'habitude la montagne accouche d'une souris. Mais faut croire aussi que j'avais besoin de vacances car j'ai été incapable de faire quoi que ce soit en continu. Il faut dire qu'après 4 mois de Kuro non-stop, il était temps de faire un bon break. Du coup, j'ai bossé dans mon jardin.
Oui je sais, c'est passionnant comme activité. Mais parfois dans la vie, on doit faire des choix et la jungle, honnêtement, ce n'est pas mon milieu préféré. Je préfère les bars à Tapas en fait. Cependant le jeu de rôles n'est pas resté totalement en reste puisque c'est le projet I qui s'est enrichi d'une soixantaine de pages, dans une espèce de torpeur estivale, d'indifférence générale qui me rappelle comment il est -ô combien- dur pour un auteur de devoir reposer uniquement sur lui-même, parfois, pour aligner des signes. C'est vraiment à ce moment précis qu'on se demande en général ce qu'on vient foutre dans cette galère, et pourquoi on passe pas son temps les doigts de pieds en éventail sur la plage.
A cause du temps de merde sans doute, répondra Laurent Cabrol.
Soit, coquinou.
En tout cas, je crois avoir battu ma capacité d'autodiscipline. Il y a dix jours, j'étais prêt à tout envoyer balader mais un sursaut d'orgueil m'a permis de me rattraper aux fesses de cette salope d'envie de bien faire. Celle-là faudrait qu'elle pense à me lâcher un jour, je pourrais enfin recommencer ma collection de timbres et de photos de chèvres naines.
Allez, c'est reparti pour un tour avec des mises à jour de blog plus fréquentes, reprise oblige. J'ai quelques idées pour vous faire vivre un accouchement de jeu dans la douleur et de l'intérieur. Bigre, que d'images fortes en perspective ! Et certifiées sans illustrations en plus, les illustrateurs s'étant cloîtrés chez eux pour pas répondre aux mails.
P.S : et félicitations au 7ème Cercle pour les deux prix obtenus aux Ennies Award. C'est une grande première pour un jeu de rôles français, alors ça vaut la peine d'en rajouter. Et comme des rumeurs parlent de prochaines traductions d'Humanydyne et de Kuro, pensez-vous, je me réjouissasse.

...L'écran Kuro signé AcerB, prochainement disponible avec Makkura.
Un must !
Ah sinon, le gars Jee vient de dévoiler une première illus de Makkura (premier supplément pour Kuro) sur son blog. Ah que miam mon salopard !
Je vous parlais l'autre jour des mauvaises habitudes des éditeurs et des lecteurs, sans vraiment aborder le point noir de "la critique". En fait, en jdr, il a bien existé une certaine critique durant le temps où il y avait encore des magazines... Mais désormais ce temps est passablement révolu, et dans un marché un poil vascillant, mieux vaut ne pas parler d'un produit que l'on apprécie pas que de le démolir pour défouler ses petits poings rageurs (l'Ogre Mercenaire a enfin compris après la mort de Casus Belli, que faire du sport, c'est aussi bien, surtout pour nous). Bref, à part les propres critiques des rôlistes, on peut guère se sentir opprimé par les critiques professionnels ou les éventuels "spécialistes de la profession".
Ce n'est malheureusement pas le cas de la bande-dessinée, nouvel Eldorado de la thune facile et des critiques de comptoir, qui paraît véritablement envahie par des considérations d'un autre âge et autres critiques agressives, rendues d'autant plus aisées par la voie d'internet. Comme tout le monde, j'aime pas tout en BD, comme en jdr ou au ciné, mais lorsque je n'aime pas, je n'essaye pas d'en dégoûter les autres (oui, par exemple, j'ose l'affirmer, Hugo Pratt m'emmerde).
Faut croire que Manu Larcenet en a fait les frais, puisqu'à force de coups de gueule rageurs contre ses détracteurs, toujours plus nombreux lorsqu'on leur répond (c'est un peu le même principe que le chien qui mord : plus on le latte, plus il se met en colère), il a fini par jeter l'éponge. Ceci n'est peut-être que temporaire, je l'espère, mais en attendant il a fermé son blog et paraît avoir disparu du net.
Peut-être pour d'autres raisons, que sais-je, mais moi je regrette déjà énormément ce coin de talent, de coups de gueule et de fausse vantardise. Parfois, certains de ses articles me faisaient penser à mes pitoyables posts rageurs contre une pauvre critique étriquée du GROG... Je comprenais alors que je m'énervais pour des futilités, tant certains ont affaire à plus forte partie, manoeuvrant un peu comme une horde de hyènes. Jusqu'à l'épuiser au point de fermer sa propre vitrine, son propre espace de liberté.
Manu, j'espère que tu reviendras nous parler de toi, de tes créations, de tes passions sur la toile, un jour... Parce que comme disait l'autre : "c'est pas parce que j'ai rien à dire que je dois fermer ma gueule".
P.S : Shamanchat, enfin, Ange Gardien, je n'oublie pas tes deux somptueuses critiques postées récemment sur le GROG... On en reparle bientôt, j'adore la critique par l'absurde.
Certains d’entre vous le savent : le jeu de rôles n’est pas une activité très rémunératrice. On peut même dire qu’il faut une forte dose de passion pour relativiser et oublier que le rapport coût/effort/horaire est assez défavorable. D’un autre côté, il faut aussi être un peu idiot pour penser le contraire, et songer ne serait-ce qu’une seconde qu’on peut devenir riche et célèbre avec un simple produit de loisir hyper spécialisé.
Du coup, on se retrouve fort logiquement à compenser ce manque, ou plutôt, à combler cette passion en s’appuyant sur les retours du lectorat ou des gens avec lesquels on travaille. Mais là aussi, ça finit tôt ou tard par merder… Tout d’abord les éditeurs : je peux clairement généraliser car c’est un phénomène commun à tous ceux avec qui j’ai travaillé jusqu’à aujourd’hui. Aucun ne semble en capacité de motiver leur équipe, simplement par des « c’est super », « génial », « j’ai hâte de lire ça », voire quasiment en prenant compte de l’effort effectué.
C’est assez hallucinant quand j’y songe. Je repense à des illustrations postées sans le moindre retour pendant 15 jours, à des textes dont on ne sait s’ils sont lus et ce que les gens en pensent, à des jeux de commande dont les éditeurs ne paraissent même pas se soucier… Et là encore, je généralise car ça n’a jamais manqué, chez tous ceux par qui je suis passé (à plus ou moins grande densité). A force, j’en ai pris l’habitude, mais je comprends fort bien que certains aient du mal à le digérer ou laissent tomber, par déception et amertume. On a déjà suffisamment de mal avec les patrons de la « real-life » et leur incapacité chronique à motiver leur salarié, pour en ramener aussi à la maison.
Alors ? A quoi doit-on ce syndrome ? Surbooking ? Oubli ? Cela ne cesse de me questionner car je n’ai pas l’impression qu’il soit très complexe ou excessivement chronophage d’encourager des gens qui empilent les heures carrées pour faire rentrer du pognon dans les caisses.
Et le lectorat dans tout ça ? Et bien c’est un lectorat rôliste, super exigeant, difficile, alors forcément c’est parfois également assez décourageant. La grande faute aux forums, qui sont devenus le « nouveau courrier des lecteurs » et ne montrent qu’une infime partie des joueurs, souvent blasés et un peu acerbes dans leurs propos. Reste heureusement des retours positifs, qui permettent de relativiser et d’éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain, histoire de ne pas se demander toutes les cinq minutes ce qu’on vient faire dans cette galère.
Je vous semble amer ? Du tout, tout va très bien pour moi en ce moment. Mais éditeurs, si vous me lisez, encouragez un peu vos pigistes de temps en temps, ça leur rend le poil soyeux et ça coûte peanuts. Quant à toi, lecteur blasé, essaye le sudoku.
MEIAN, le site entièrement consacré à Kuro et conçu par les sympathiques Aethril, Krieger et Stephlong, est désormais en ligne ! Vous pouvez aller y poser vos questions et participer à l'émulation collective en suivant simplement ce joli lien en bleu.
Sinon j'avoue avoir plus que hâte de boucler mon ultime scénar pour le premier supplément de ce même jeu, avant de faire un breack sur autre chose... La fatigue de l'année commence à se faire sentir et j'ai besoin de ma dose de vacances et de Pulco Citron (euh, pardon "ma boisson au citron préférée").
Ouch, un mois sans le moindre article, ça fait rudement mal. Encore un coup du "j'ai rien à dire donc je me tais" ? Non, là ce serait plutôt "j'ai plein de choses à dire mais c'est secret".
En ce moment avec mes compares Laurent Devernay et Wyatt Scurlock, nous travaillons à bride abattue sur Makkura, le premier supplément de KURO. Et entre l'imposant chapitre matos et la campagne complète, on a pas le trop le temps de s'ennuyer ou de parler du dessert de midi sur le blog. Quand je vous disais que le coup de mou dure jamais longtemps... M'enfin du coup je suis planté dans la deadline du projet I, que j'attaquerai après, faute de temps et de "pas envie de bâcler."
Sinon, parallèlement à cela, L'Histrion et Bob Darko m'ont fait bien plaisir en montant un ezine consacré à Humanydyne : HUMANYZYNE. Moi ça me fait toujours quelque chose de voir une communauté se monter sur un jeu auquel j'ai participé, ça m'émeut le blanc de poulet comme qui dirait. Le premier numéro est une compilation en PDF de différents articles publiés sur San-Sepulcro Confidential et ailleurs. Mais les suivants apporteront leurs lots de nouveautés. D'ailleurs, si ça vous dit de participer, n'hésitez surtout pas à les contacter ! En attendant, il vous suffit de cliquer sur l'image pour télécharger la jolie feuille de chou mexicaine :
On annonce également la création d'une communauté et d'un site autour de Kuro, mais reste à savoir s'il s'agit de la réalité ou d'une légende urbaine...
P.S : que tous ceux qui m'ont contacté par mail récemment et qui attendent une réponse ne s'inquiètent pas, j'ai un peu de retard de courrier dû à l'arrivée soudaine d'un petit chien chien dans mon foyer. C'est bien mignon à cet âge mais ça n'attend pas les conneries.

